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Une journée inoubliable dans le Haut-Verdon : à l’assaut du Grand Cheval de Bois

Une montagne austère, mais quelle vue au sommet !
Une montagne austère, mais quelle vue au sommet !

Il est des vallées qui se méritent. Des territoires discrets, loin des itinéraires les plus fréquentés, où la montagne semble encore appartenir au silence.

Le Haut-Verdon fait partie de celles-là.

Moins connu que d’autres secteurs du Parc national du Mercantour, il offre pourtant une expérience rare : celle d’une montagne ouverte, douce dans ses formes, mais

profondément sauvage.


Une vallée à part dans le Mercantour

Ici, le relief surprend. L’érosion a façonné des paysages plus arrondis, presque accueillants, loin des arêtes déchiquetées que l’on imagine souvent en altitude.

Résultat : une vallée particulièrement “randonnable”. On progresse avec fluidité, en épousant les ondulations du terrain.

Mais cette douceur n’est qu’apparente.

Car les fonds de vallée, eux, restent étroits, creusés par des torrents vifs qui rappellent le caractère brut et préservé du lieu. Cette dualité crée un équilibre unique — accessible, mais jamais banal.

Et surtout, une sensation précieuse : celle d’être seul.


Une biodiversité discrète mais exceptionnelle

Cette relative tranquillité a permis à la vie sauvage de s’installer durablement.

Dans ces vallons protégés, il n’est pas rare d’apercevoir chamois, marmottes, ou encore d’entendre le cri lointain d’un rapace.

La diversité des milieux — prairies d’altitude, zones rocheuses, zones humides — favorise une biodiversité remarquable, caractéristique des Alpes du Sud.

Ici, chaque pas est une immersion.


Le Grand Cheval de Bois, symbole de cette nature encore sauvage...

L’objectif du jour : le Grand Cheval de Bois, un sommet discret culminant à 2838 mètres d’altitude.

Peu fréquenté, presque confidentiel, il attire ceux qui cherchent autre chose qu’un simple sommet : une expérience.

Dès le départ, le ton est donné. Pas de sentier évident, pas de balisage continu. L’itinéraire demande de l’attention, un bon sens de l’orientation… et une certaine habitude du terrain accidenté.

Avec environ 850 mètres de dénivelé positif, l’ascension s’adresse clairement à des randonneurs aguerris, mais c’est aussi ce qui en fait la valeur.

Au sommet, vue sur le Cimet (3020m), le Pelat (3050), les Tours du Lac et l'Encombrette
Au sommet, vue sur le Cimet (3020m), le Pelat (3050), les Tours du Lac et l'Encombrette

Une montée hors du temps

Au fil de la progression, le paysage s’ouvre progressivement. Après la baisse de Prenier, les premières pentes donne le ton : il faut oublier le terrain plat et les sentiers débonnaires.

Les pentes herbeuses laissent place à un terrain plus minéral, accidenté, où chaque pas invite à choisir sa trajectoire, avec le sommet qui s'élance en une crête effilée que l'on voit de loin, comme une proue lancée vers le ciel.

Le silence devient presque total tandis que l'on mesure ses pas à travers les blocs parfois instables.


Un sommet sans vis-à-vis

Arrivé au sommet, la récompense est immédiate.

Le Grand Cheval de Bois offre un panorama totalement dégagé, sans vis-à-vis.

Un véritable 360° sur les Alpes du Sud.

Au loin, on distingue notamment les tours du Lac, les sommets frontaliers, le Viso et les Ecrins dans le lointain. Presque à portée, on distingue nettement le Mont Pelat, plus connu… et bien plus fréquenté.


Ce que l’on vient vraiment chercher ici

Au-delà du sommet, ce type de journée raconte autre chose.

Elle parle de lenteur. D’attention. D’un rapport plus simple et plus direct à la montagne, loin de la foule qui parfois gâche un peu la randonnée.

Le Haut-Verdon n’est pas spectaculaire au premier regard. Il se dévoile progressivement, à ceux qui prennent le temps. Tout ici ou presque, peut se faire en marchant, et aller d'un sommet à un autre en suivant une ligne de crête, un sentier oublié qui n'existe plus sur aucune carte.

Si vous avez envie de sortir des sentiers battus, de découvrir une montagne plus intime, et d’explorer ces itinéraires sauvages en toute sécurité, je vous invite à découvrir avec moi le Haut-Verdon et ses trésors insoupçonnés.

Au plaisir de vous y emmener !

La Grande Séolane et des 2909 mètres, un bel objectif également très sauvage
La Grande Séolane et des 2909 mètres, un bel objectif également très sauvage

 
 
 

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© 2020 Marc Aynié

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