Pourquoi je ne serai pas votre coach
- Aynié Marc
- il y a 3 jours
- 2 min de lecture
On voit fleurir partout des promesses de transformation, de reconnexion, de mieux-être. Les intitulés changent, les mots évoluent, mais l’idée reste souvent la même : il suffirait de suivre la bonne personne, la bonne méthode, pour aller mieux. Je regarde cela avec une certaine distance. Non par rejet, mais parce que je ne m’y reconnais pas.
Je ne suis ni coach de vie, ni thérapeute, ni guide vers une quelconque version “améliorée” de soi-même. Je ne prétends pas savoir ce qui est bon pour les autres, ni détenir des clés universelles. Et surtout, je ne crois pas que l’on puisse promettre une transformation intérieure comme on vendrait une expérience.
Ce que je propose est plus simple, et peut-être plus honnête. J’emmène des personnes marcher dans des paysages que je trouve beaux. Des vallées, des crêtes, des forêts, des lieux qui, pour moi, ont du sens, de la force, une forme de présence. Je partage un itinéraire, un rythme, une attention au terrain, à la lumière, au vivant.
Mais je ne peux pas ressentir à la place de ceux qui m’accompagnent. Je ne peux pas garantir ce qu’ils vivront, ni ce qu’ils en retiendront. Certains y trouveront de l’apaisement, d’autres de la fatigue, du silence, de la joie, ou simplement une parenthèse. Et tout cela est juste.
La nature n’est pas un outil, ni un remède universel. Elle ne soigne pas sur commande. Elle offre un espace. Libre, parfois rude, souvent magnifique. Chacun y prend ce qu’il peut, ce qu’il veut, ce qu’il est prêt à recevoir.
Mon rôle s’arrête là : ouvrir un chemin, en toute humilité. La manière de l'arpenter, ce que vous en attendez, ce que vous y trouverez, cela n'appartient qu'à vous.








Commentaires